Comédie en deux actes
1907
H. BEZANÇON
PARIS LIBRAIRIE THEATRALE 30, RUE DE GRAMMONT, 30.
Imprimerie Générale de Châtillon-sur-Seine.- A. PICHAT.
Texte établi par Paul FIEVRE, janvier 2025
Publié par Paul FIEVRE, février 2025.
© Théâtre classique - Version du texte du 31/01/2025 à 18:56:01.
PERSONNAGES
DUBOIS, 45 ans.
GEORGES DUBOIS, 19 ans.
LEROUX, 66 ans.
ACTE I
La scène représente une salle à manger bourgeoise. - Cheminée au fond ; portes à droite et à gauche. - Au premier plan, une table mise avec trois couverts.
SCÈNE PREMIÈRE.
DUBOIS, seul, lisant son journal près de la fenêtre. - Laissant tomber le journal avec impatience et tirant sa montre.
Georges est en retard... comme toujours. Mon beau-père aussi. C'est un parti pris chez ce dernier. Il m'évite. Mais il est temps que nous nous expliquions. J'y suis bien décidé.
Il se lève et marche d'un air soucieux, les deux mains dans ses poches.
Je ne peux exiger ses secrets... Mais... J'ai droit à ce qui est convenu... et qui m'est dû.
Il arpente la pièce avec plus de nervosité.
Ah ! Ce Monsieur Leroux, avec ses cheveux blancs et ses lunettes... son éternelle redingote de bureaucrate... Un homme qui ne fume pas... qui n'allait jamais au café... qui se vantait de n'avoir jamais touché une carte ni un domino... Il a ses faiblesses, pourtant... ses folies... tardives... Qui l'aurait pensé ?... Mais l'évidence est là. Triste exemple pour Georges ! C'est logique, après tout. Je m'explique l'indulgence du grand-père pour les fredaines du petit-fils. Il faut que cela prenne fin. Je les materai... l'un et l'autre.
SCÈNE II.
Dubois, Leroux, entrant à gauche, l'air craintif et gêné.
Il parcourt la pièce des yeux avec hésitation et fait le mouvement instinctif de reculer, en voyant son gendre seul.
DUBOIS, allant au devant de lui.
Bonjour, Monsieur Leroux.
LEROUX, tristement.
Bonjour, Dubois. Le petit n'est pas là ?
DUBOIS.
Non. Profitons-en.
LEROUX, balbutiant.
En profiter... pourquoi ?
DUBOIS.
J'ai besoin de vous parler.
LEROUX, hochant la tête, triste et découragé.
De me parler ?... Ah ! Oui...
DUBOIS.
Vous devinez à quel sujet.
LEROUX.
Je crois que... oui...
DUBOIS.
Et moi, j'en suis sûr.
LEROUX, très ému, très gêné.
C'est vrai. Je vous dois un mois de pension.
DUBOIS.
Six semaines.
LEROUX, même jeu.
Patientez encore.
DUBOIS.
Mais la raison de ce retard ?
LEROUX.
Je ne... peux vous la dire.
DUBOIS, avec un geste irrité.
Que signifient ces réticences ?
SCÈNE III.
Les mêmes, Georges, entrant à gauche.
Il regarde les deux hommes avec inquiétude.
DUBOIS, sévèrement, à Georges.
Toujours exact !...
GEORGES.
Mon père...
DUBOIS.
C'est bon. Retire-toi. J'ai deux mots à dire à ton grand-père.
Georges fait mine de sortir à droite.
LEROUX, le retenant, à Dubois.
Vous pouvez parler devant mon petit-fils.
DUBOIS, étonné.
Vous voulez...
LEROUX, toujours doucement et tristement.
Je... préfère.
Georges recule, dans 1'embrasure de la fenêtre, l'air toujours inquiet. Les deux hommes se tiennent adossés à la cheminée, face au public.
DUBOIS.
Soit. Après la mort de votre fille, nous avons continué à vivre ensemble.
Leroux acquiesce par des hochements de tête.
Vous savez ce qui fut convenu. Employés tous deux, nous ne sommes pas plus riches l'un que l'autre. Vous me payiez votre pension. C'était juste.
LEROUX.
Je l'ai toujours fait...
DUBOIS.
Jusqu'à ce jour. Si, du moins, vous me donniez une explication... Si vous pouviez me fixer une date !... Je vous presserais moins...
Leroux regarde Georges qui baisse les yeux.
DUBOIS, poursuivant.
Inutile de regarder Georges. Il ne manquerait plus que de voir un gamin plaider votre cause !...
Leroux détourne lentement les yeux en soupirant.
Mais parlez donc... Répondez-moi.
LEROUX, avec effort.
Accordez-moi quelques jours.
DUBOIS.
à quoi bon ? Vous avez touché votre mois le 30. Nous sommes le 15. Qu'en avez-vous fait ?
Leroux se tait. Il y a une minute de silence. - Georges regarde son grand-père à son tour, d un air effrayé.
DUBOIS, attirant Leroux sur le devant de la scène et baissant la voix.
Monsieur Leroux... Permettez-moi de vous le dire... Votre conduite n'est ni d'un aïeul... ni d'un honnête homme.
LEROUX, gravement, redressant la tête.
Dubois ! Voilà de graves paroles. Au nom de ma pauvre fille, de votre femme...
DUBOIS, sèchement.
Du sentiment ! Le moment est mal choisi. Arrangez-vous comme vous l'entendrez. Je veux l'argent demain.
Il sort brusquement à droite.
SCÈNE IV.
Leroux, Georges.
Leroux est debout devant la cheminée, l'air accablé, le front appuyé sur sa main.
GEORGES, s'avançant timidement vers lui.
Grand-père...
LEROUX, doucement.
Mon petit...
GEORGES.
Père a été dur pour vous ?
LEROUX.
Un peu.
GEORGES.
Que vous a-t-il dit ?
LEROUX.
Il exige mon mois... pour demain !
GEORGES, consterné.
Demain !... Et... Qu'avez-vous répondu ?
LEROUX.
Rien. Que pouvais-je répondre ?
GEORGES.
Grand-père... J'ai peur... Que va-t-il se passer ?
LEROUX.
Ne te tourmente pas, petit. Il n'y aura pas de scènes ici... à cause de moi.
GEORGES, très ému.
J'aurais dû intervenir...
LEROUX.
Ton père serait furieux. Mieux vaut que toute sa colère tombe sur le vieux bonhomme. D'ailleurs, c'est moi le coupable.
GEORGES.
Qu'allez-vous faire ?
LEROUX.
Partir...
GEORGES.
Mais où irez-vous ?
LEROUX.
Je ne sais. Ton père ne veut plus de moi. Il a raison ; j'ai failli à mes engagements.
GEORGES.
Je ne dois pas vous laisser partir !...
LEROUX.
Pauvre enfant !... Si tu pouvais tout arranger, tu le ferais. Tu as bon coeur. Mais retiens bien ceci : un honnête homme n'a qu'une parole.
GEORGES.
Oh ! Grand-père !..
LEROUX.
Tu n'es encore qu'un enfant. Et moi... Je ne suis plus un honnête homme. Ton père me l'a dit.
À part.
J'en mourrai.
SCÈNE V.
Les mêmes, Dubois, rentrant à droite.
DUBOIS.
Assez causé pour aujourd'hui. À table.
À Leroux qui reprend son chapeau en silence.
Eh bien ! Vous ne déjeunez pas ?
LEROUX, secouant la tête.
Non...
DUBOIS.
Vous m'en voulez ?
LEROUX.
Je n'en veux à personne...
À part.
Ne plus voir le petit... Ce sera dur... Et la maison... les objets familiers... Il me semble perdre une seconde fois ma pauvre Jeanne... Ici tout me la rappelait... L'enfant plus que tout le reste... Allons ! Il le faut !...
À Georges.
Adieu, mon chéri...
Il sort à gauche.
GEORGES, s'élançant vers son père.
Père !...
DUBOIS, avec une froideur voulue.
Eh bien ?
GEORGES.
Il s'en va !...
DUBOIS, même jeu, s'asseyant à table.
Ton grand-père est libre.
GEORGES.
Mais où ira-t-il ?
DUBOIS.
Où il a porté ses appointements.
GEORGES, à part.
Oh ! Mon Dieu ! Mon Dieu !...
ACTE DEUXIEME
Même décor.
SCÈNE PREMIÈRE.
Dubois et Georges, à table.
DUBOIS, voulant servir son fils.
Encore un peu de poulet ?
GEORGES.
Non, merci.
DUBOIS.
Tu n'as rien mangé.
GEORGES.
Je n'ai pas faim.
DUBOIS, à part.
Moi non plus. Au diable les scènes de famille !
GEORGES, hésitant.
Vous ne... craignez pas...
DUBOIS.
Quoi ?
GEORGES.
Qu'il ne soit arrivé malheur... à grand-père ?
DUBOIS, froidement.
Pourquoi penses-tu cela ?
GEORGES.
Il n'est pas rentré hier soir !
DUBOIS.
Il aura pris d'autres dispositions.
GEORGES, éclatant.
Mais non ! Il ne peut pas en avoir pris ! C'est ce qui m'affole !
DUBOIS.
Hé ? Qu'est-ce qui te prend ?
Georges confus baisse la tête.
Ton grand-père ne t'a pas choisi pour confident. Je l'espère, du moins.
Un temps.
Comprends-moi : je ne veux pas t'empêcher de l'aimer ni de le respecter. Tu serais trop ingrat, si tu oubliais sa tendresse, ses gâteries... outrées. Pour moi, son gendre, c'est différent. Nous sommes deux hommes, divisés par une question d'intérêt. Le bon droit est de mon côté. Je n'ai rien à me reprocher. Pourtant, je regrette cette rupture. Parbleu ! Vingt ans de vie commune... Cela ne s'oublie pas. Le souvenir de ta mère nous liait... puis ton enfance... quoique je lui aie souvent reproché sa faiblesse envers toi. Tu n'étais que trop enclin à en abuser...
GEORGES, à part.
Hélas !...
DUBOIS, se levant de table
J'ai mal dormi cette nuit. Je vais tâcher de me reposer un peu.
Il sort à droite.
SCÈNE II.
GEORGES, seul.
Oh ! Je ne veux plus penser !...
Il se lève et va prendre un journal qu'il déplie. Essayant de lire, puis relevant les yeux presque aussitôt.
Je ne sais pas ce que je lis... C'est grand-père que je vois... dans sa tenue de vieux bureaucrate... Comme il a dû souffrir... lui si correct, si régulier ! Son regard... son dernier regard vers moi !.. Sa voix triste, résignée, sans l'ombre d'un reproche : « Adieu, mon chéri... » Et je l'ai laissé partir !
Il se passe fortement la main sur le front et prend un journal qu'il parcourt, en paraissant forcer son attention. Tout à coup, il pousse un cri terrible.
Grand-père ! Non... Impossible...
Il ramasse le journal, qu'il avait laissé tomber, et lit tout haut d'une voix défaillante.
« Suicide d'un vieillard ». « Hier soir, des bateliers ont retiré de la Seine le cadavre d'un sexagénaire. Il ne paraissait avoir séjourné que peu d'heures dans l'eau. L'infortuné était correctement vêtu ; mais on n'a retrouvé sur lui aucun argent. Son linge était marqué aux initiales G. L. Le cadavre du désespéré a été porté à la Morgue. »
Avec désespoir.
Mort !... Mon dieu !... C'est horrible !... Ah ! Je suis maudit !.
Il s'appuie contre la cheminée, le corps secoué de sanglots.
SCÈNE III.
Georges, Dubois.
DUBOIS, entrant à droite.
Qu'y a-t-il ?
GEORGES, retirant ses mains de sa figure et reculant d'abord devant son père, craintif.
Père...
Frappez-moi... Chassez-moi... Le mois de grand-père...
DUBOIS.
Eh bien ?
GEORGES.
C'est moi qui l'avais pris.
DUBOIS.
Que dis-tu ?
GEORGES, naïvement.
Je le lui ai demandé. C'était la même chose.
DUBOIS.
Mais sous quel prétexte ?
GEORGES.
J'ai dit que j'avais fait un billet et que je craignais votre colère. Ce n'était même pas vrai ! C'était pour jouer. J'ai tout perdu aux courses. J'avais promis à grand-père de le lui rendre. Il a eu confiance en ma promesse. Je l'entends encore me dire : « Mon honneur, ma vie sont entre tes mains, mon petit... Car si tu me manquais de parole... J'en mourrais!.., » Et il a préféré mourir que m'accuser!...
DUBOIS.
Comment ! Mourir !
GEORGES.
Oui ! Je suis un assassin, un parricide : il s'est tué.
DUBOIS, sursautant.
Tu es fou !
GEORGES.
Hélas ! Non...
DUBOIS, le secouant rudement par le bras
Qu'est-ce qui te fait croire cela ? Réponds !...
GEORGES, lui tendant le journal.
Voyez...
DUBOIS, le lui arrachant et parcourant rapidement les lignes.
Mon Dieu ! Ce doit être lui... Le malheureux !
À part.
Et moi aussi, je l'ai tué ! J'aurais dû comprendre... Quel remords !...
Haut.
Il reste un doute... un espoir...
Relisant.
Mais l'âge, l'heure, l'habillement... Tout concorde !...
GEORGES.
Et les initiales ?
DUBOIS.
G. L. Je n'avais pas remarqué.
À Georges.
Pourquoi n'as-tu pas tout avoué, quand il était encore temps ?
GEORGES.
Je craignais votre colère.
DUBOIS, la main levée une minute.
Tu es un misérable !
GEORGES, exalté.
Tuez-moi ! Je l'ai mérité ! D'ailleurs, pourrais-je vivre, à présent ? Avec cette pierre au fond du coeur ? Ce fantôme toujours près de moi ?... « Adieu, mon chéri... » La porte refermée, il a attendu un instant... avant de descendre. Je pouvais me raviser. Mes lèvres remuaient... Je vous ai regardé... Mais vous aviez l'air si sévère ?... Le mauvais silence m'a étreint la gorge. Et maintenant... trop tard il est mort, froid, inerte... Jamais il ne pourra me dire: « Je te pardonne. » Oh ! Mourir, mourir aussi !...
Il s'effondre sur une chaise, tenant sa tête à deux mains.
DUBOIS, à part.
Hélas ! Le poids de ce cadavre sera pour nous deux !...
Haut, se maîtrisant.
Il faut le reconnaître. Je vais à la Morgue...
À Georges.
Nous réglerons nos comptes plus tard.
Il sort à gauche. À ce moment, on entend un bruit de pas et de voix, des exclamations.
SCÈNE IV.
GEORGES, seul, prêtant l'oreille.
Ces pas lourds !... C'est lui !... Quelqu'un l'a reconnu... On le rapporte... Je ne veux pas le voir mort... Je ne peux pas !...
Il va pour s'enfuir à droite.
SCÈNE V.
Georges, Dubois, Leroux, pâle et défaillant,
soutenu par son gendre.
DUBOIS, conduisant Leroux pour le faire asseoir.
Remettez-vous, papa... Vous êtes chez vous.
À part.
Il vit, grâce à Dieu !... Ce n'était qu'une lugubre coïncidence...
GEORGES, se retournant, saisi.
Grand-père!...
Il reste, une seconde, immobile, sans oser avancer, puis se jetant vers lui dans un élan de tout son être.
Pardon, grand-père !...
LEROUX, très faible.
Mon chéri...
Bas.
Chut !.. Je n'ai rien dit, tu sais...
DUBOIS, à Georges.
Silence.
Georges recule. - À Leroux.
Je sais tout, papa Leroux... Je vous admire... et je vous blâme.
LEROUX, même jeu.
Dubois... mon ami... ne soyez pas trop sévère... pour l'enfant.
DUBOIS.
Nous causerons plus tard. Songeons à vous, d'abord.
Il verse du vin dans un verre et le lui présente.
Vous n'aviez pas dîné, hier soir ?
LEROUX, buvant à petites gorgées.
Je ne sais plus... J'ai marché... longtemps. La nuit est venue. Je me suis assis sur un banc. Je pensais à l'enfant, à ma pauvre Jeanne... Et à vous... qui aviez si mauvaise opinion de moi !... Puis l'immobilité... le froid... le chagrin... Il y a un trou dans ma mémoire.
DUBOIS.
Vous avez perdu connaissance. On vous a retrouvé, ce matin, à moitié gelé. Les braves gens qui vous ont reconduit ici avaient eu de la peine à vous ranimer.
LEROUX, reposant le verre sur la table, d'une voix un peu moins faible.
Je vais mieux... Merci... Où est mon petit-fils ?
DUBOIS, sévèrement, à Georges qui s'est tenu en arrière n'osant bouger.
Approchez... puisque votre grand-père le désire.
GEORGES, s'agenouillant auprès du vieillard et lui baisant la main.
Pourrez-vous me pardonner ?
LEROUX.
Mais je ne t'en veux pas, mon enfant.
DUBOIS.
Ici, je vous arrête. Vous avez toujours été d'une faiblesse déplorable. Georges me donne peu de satisfaction. Il ne songe qu'au plaisir. Cette triple mauvaise action passe la mesure : vous tromper... emprunter votre mois pour jouer... et me laisser commettre envers vous une telle injustice !...
LEROUX.
Légèreté... puis appréhension. Mais le fond est bon.
DUBOIS, à la fois ému et fâché.
Oh ! Vous !... Vous auriez inventé l Art d 'être Grand-père... Prenez garde : on commence par le pot de confitures glissé dans le cabinet noir... L'enfant grandit ; ses défauts avec lui. On ne s'en aperçoit pas, de complaisance en complaisance, on devient le complice - et la victime - de ses fautes.
LEROUX, avec empressement.
Certainement : je suis le premier coupable.
DUBOIS.
Je ne dis pas cela.
LEROUX, continuant.
Quand ma pauvre Jeanne est morte, Georges avait six ans. Il était si beau... avec les yeux de sa mère... Ses beaux cheveux bouclés... J'ai vécu pour lui... par lui... J'ai voulu être un peu sa maman... et je n'ai pu être qu'un grand-père : un coeur trop tendre, trop faible...
À Dubois.
Mais, mon ami, si vous vous souvenez encore d'elle...
Montrant Georges toujours agenouillé à ses côtés.
Pardonnez-lui...
Bas.
J'étais faible... Vous, trop sévère... Voyez-vous... C'est la femme, la mère qui a manqué !...
DUBOIS, contenant son émotion.
Oui... Peut-être.
GEORGES, qui n'a cessé de regarder son aïeul et de lui caresser les mains, se relevant, à la fois humble et digne.
Père, je le comprends : ma place n'est plus ici. Je dois la regagner... avec votre pardon. J'ai dix-neuf ans. Si vous y consentez, je vais m'engager. Quand je reviendrai... l'enfant gâté sera un homme, je vous le promets.
DUBOIS, froidement, mais avec plus de douceur.
Bien. Nous verrons.
LEROUX.
S'engager !... Pauvre petit !... Rien ne pressait.
DUBOIS.
Il se pliera au devoir et à la discipline. Puis il sera libre plus tôt... s'il veut travailler sérieusement.
GEORGES.
Oui, je le voudrai. Dieu m'a préservé d'un remords éternel, en me rendant mon cher grand-père. Mais la leçon ne sera pas perdue.
LEROUX, attirant son petit-fils à lui, et bas.
Je t'enverrai un petit mandat, chaque mois... pour que tu ne sois pas trop malheureux...
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