RETOUR DE VOYAGE

Saynète

1882. Tous droits réservés.

PAR M. RICHARD CORTAMBERT

PARIS, PAUL OLLENDORFF, ÉDITEUR, 28 bis, RUE DE RICHELIEU.


publié par Paul FIEVRE, août 2017.

© Théâtre classique - Version du texte du 30/06/2025 à 17:15:26.


À M. SAINT-GERMAIN du Vaudeville

Je vous offre, Monsieur, ce petit monologue, à vous qui savez si bien allier le sentiment, l'émotion, au rire fin et à la franche gaîté.

R. G.


PERSONNAGE

RENÉ DE SAINTEUIL.

Tiré de "Théâtre de Campagne. Huitième série". 1882. pp 141-123


RETOUR DE VOYAGE

La scène se passe dans le cabinet d'un avocat, homme d'affaires. - Chambre bien meublée, élégante. Table couverte de papiers. - Cheminée à gauche de la scène. Glace. Porte au fond et portes latérales.

RENÉ DE SAINTEUIL, ayant des papiers d'affaires entre les mains, à la cantonade.

Je n'y suis pour personne ! Fernand, vous répondrez pour moi ! Terminez au plus vite l'affaire Plumechoux ! C'est entendu ! N'est-ce pas ? Ah ! Mettez à la poste les lettres pour Vincent !... En partant, vous passerez chez le père Desmouchette, vous prendrez le dossier !... N'oubliez pas, surtout, de lui glisser deux mots sur son compte arriéré...

Entrant dans la pièce, après avoir fermé la porte au verrou.

Cette fois, trêve aux affaires ! Je vais pouvoir me consacrer enfin tout entier à ma femme et à mes chers bébés... Le train qui les ramène ne doit plus être loin.

Comptant, retournant la liasse de papiers.

Numéros deux mille trois cent sept, deux mille trois cent huit, neuf, dix, onze, parfait ! Compte Fromageot ! Bien ! Bien ! Cinq mille deux cent soixante dix francs, total, avec les frais, onze mille deux cent dix francs. Ce n'est pas trop ! Parfait ! Dossier Pomereul ! Numéros cinq mille vingt-neuf, trente, trente-un, trente-deux, trente-trois, trente-quatre. - Pièces à l'appui. - Parfait ! Allons, je ne veux plus entendre parler de ces paperasses maudites.

Il les dépose sur le bureau et les reprend aussitôt.

Six mille cent quatorze, oui ! C'est bien cela ! Affaire Bridoisel... Oui, oui ! Allons ! Assez ! Assez !

Il place les papiers sur le bureau. Regarde la pendule.

Cinq heures trente-cinq minutes... Arrivés en gare, si toutefois il n'y a pas de retard... Exactitude de chemins de fer, exactitude de débiteurs ! Seulement les uns arrivent... et les autres, cours, mon bonhomme !

Regardant sa montre.

Ouf ! J'ai six heures moins un quart ! Quelques minutes encore et nous allons nous retrouver ensemble... Après tant de semaines d'absence, de séparation... Cette chère Clémence !.. Je la vois descendant du chemin de fer, préoccupée, inquiète... La poule avec ses poussins ! Ma petite Thérèse demande son petit papa... Aura-t-elle assez grandi, la mignonne ! Et mon gros Frédéric, qui se blottit dans les bras de sa nourrice au bruit de la locomotive... On sort du wagon ! Allons ! N'oubliez rien, prenez garde à Fredy ! Ouf ! Les chers amis, comme ils se dépêchent et comme ma jolie Clémence accélère le pas pour atteindre la porte du débarcadère !... Elle me cherche au milieu de la foule de parents et d'amis qui attendent avec anxiété, entre un portefaix insouciant et un douanier impassible... Elle me cherche partout... et le visage épanoui du vieux Joseph, que ma Clémence distingue, lui dit assez que les affaires m'ont retenu en forçat dans mon étude... Maudite soit cette besogne infernale qui me prive du premier sourire de ma chère femme, de ces délicieuses allégresses du retour, des embrassements de mes bébés... ! Les affaires, on les exècre lorsqu'on les a, et lorsqu'on ne les a pas, on les convoite... Allons ! Le sort le veut ainsi, et je me promène dans mon cabinet comme le fauve dans sa cage, maugréant contre les clercs, les clients, les juges, la procédure et le reste...

Il prend un livre et le jette violemment sur la table. S'asseyant dans son fauteuil.

Clémence ne me verra pas sans plaisir... Après tant de semaines passées loin l'un de l'autre !... Les enfants me reconnaîtront-ils ? Eh oui !... Allez-vous sauter, mes gaillards ! Et quel déluge de gros baisers !

Prenant deux boîtes.

Ah ! Mais, voyons si Giroux a bien fait les choses...!

Il ouvre une boîte et prend une poupée.

Superbe ! Quelle robe ! Quelle coiffure ! Oh ! Le chapeau... colossal... Quant à l'oeillade, expressive ! Oh ! Oh ! Ne pourrons-nous même plus trouver des poupées honnêtes ? Ô temps ! Ô moeurs ! Ah ! Et le cadeau que le papa offrira à son petit Fredy... Un cheval ! Un dada, mon papa ! Saute mon cavalier !

Il fait sauter sur ses genoux, sans s'en apercevoir, la poupée et le cheval, comme s'il tenait les deux enfants.

Au pas ! Au pas ! Au trot ! Au galop ! Au galop !

Regardant la montre.

Près de six heures ! Toujours du retard... Allons ! La belle déesse, vite au lit et le cheval à l'écurie.

Allant à la glace.

Clémence me trouvera-t-elle détérioré ?... Eh ! Eh ! J'ai gagné quelques rides, perdu pas mal de cheveux... et je grisonne... Voilà le bénéfice le plus clair des derniers mois... Heureusement je me sens encore nerveux, jeune...

Prenant un portrait.

Clémence ne paraît pas du tout changée... Chère femme ! La vie à l'air libre, la grasse campagne, semblent lui avoir rendu sa physionomie d'autrefois ! Je la retrouve comme à dix-huit ans ! Sa jolie bouche paraît me sourire... Ô la maligne fossette ! C'est bien son regard limpide, spirituel... Ce regard doucement perdu dans l'espace... Ô ma Clémence ! Nous reprendrons ensemble les causeries du soir, ces bonnes causeries d'hiver, la main dans la main, échangeant nos pensées à la lueur vacillante du foyer, dans cette demi-obscurité qui invite aux songes charmants de l'imagination, voyageant en esprit, tout près l'un de l'autre, et couvant du regard les enfants au berceau... Ô les moments heureux !

On sonne.

Les voilà ! Grande fête !

Il court à la porte et revient avec une liasse de lettres.

Je ne comprends pas. Qu'est cela ? Clémence ? Comment ? Des lettres adressées à ma femme !

Lisant.

« Ma bien chère Clémence,

C'est plus fort que moi. Il faut que je t'écrive ! Il me semble qu'ainsi je reprends avec toi une de nos gentilles causeries. Depuis un siècle que je ne t'ai vue, je crois n'avoir pas vécu. Mais te voilà de retour, enfin ! À demain, n'est-ce pas ? À l'heure habituelle. Nous avons tant de choses à nous dire ! Cette lettre t'arrivera par une voie sûre, comme d'habitude. « Je ménage une surprise à notre fils.

Reprenant accablé.

Notre fils ! - Garde-moi le secret.

À toi pour la vie.

Ernest de M. »

Parlé.

Mais c'est à devenir fou ! Je suis le jouet de quelque hallucination, de quelque rêve diabolique ! C'est impossible. Ma femme, que je supposais si attachée à ses devoirs !... Non ! Non !... Ne peut ainsi rompre avec son passé ! D'ailleurs ! Elle semblait m'aimer ! Toutes ses lettres me le redisent. - Hélas ! Les mois se sont écoulés... l'éloignement, l'ennui !

Parcourant les autres lettres.

Une lettre, deux, trois... Toutes me répètent les mêmes infamies... Il n'y a pas à douter !... Voyons l'enveloppe, À Monsieur René de Sainteuil.... Personnelle... L'anonyme qui me fait cet envoi, afin de mieux préciser, de ne laisser aucune prise au doute, a même eu le soin de mettre ce mot : « Personnelle ! »

Et je vivais heureux, me reposant sur une confiance sans bornes ! Je me plaisais à élever si haut l'indigne épouse qui flétrissait ma réputation... et je ne voyais rien, j'ignorais tout !

Laboure donc, misérable ! Pâlis sur les dossiers et la procédure, va, meurs à la peine ! On t'a trompé, c'est bien fait ! Tu n'as rien su comprendre, cloîtré que tu étais, du matin au soir, entre tes quatre murs !... Il fallait, imbécile ! Moins travailler et plus surveiller les tiens... Dans la conduite de cette malheureuse, tout, en vérité, paraissait régulier... qui aurait supposé tant de perfidie ? Quel est le scélérat qui me ravit ainsi mon bonheur ? Où se cache cet infâme ? Je veux le tuer...

Allant prendre ses pistolets.

Amère dérision ! Où le trouverais-je ? Commettra-t-il, ce voleur, l'imprudence de se trahir...? Allons donc ! D'ailleurs, les lâches ne se battent pas et l'amant d'une mère de famille est un lâche. Quand je les tuerais l'un et l'autre, ajoutant un crime de plus au leur... La cour d'assises, l'acquittement, sans doute, mais le déshonneur, l'éclat d'un procès retentissant ! Ma vie ne sera-t-elle pas de toutes les manières brisée à jamais ? Le calme rentrera-t-il dans mon âme ?

Fondant en larmes.

Oh ! Mon enfant, mon petit Frédéric, que je suis malheureux !

Allons ! Allons ! De la fermeté ! Plus de défaillance ! Pour échapper à la honte, je vendrai tout ce que je possède ici, je laisserai cette femme à son amant... J'entraînerai loin d'elle ma fille... Je ne veux pas que ma Thérèse reste une journée de plus en de pareilles mains... Du calme ! Ne parviendrai-je pas à me maîtriser ?

Se remettant peu à peu.

Allons ! Voilà qui va mieux ! Il doit y avoir dans sa chambre bien d'autres témoignages de culpabilité... Il m'en faut ! J'en trouverai en cherchant bien ! Les amants conservent leurs reliques maudites et je serais malheureux, en vérité, si je ne faisais quelque belle trouvaille. - Examinons son meuble favori.

Il rapporte du fond de la scène une sorte de bureau.

Précisément ! La clé n'y est pas ! Assurée de mon aveuglement et d'avoir en moi un mari modèle qui ne voit rien, elle est partie bien paisible, convaincue que je n'aurais garde d'avoir le moindre soupçon, et, par un cruel raffinement, elle m'a obligé à vivre à côté de ce meuble qui doit receler les secrets d'amour... Ah ! La clé n'y est pas !... Saute la serrure !

Il prend une pince et force la serrure. Il examine tout, retourne tout et jette une foule d'objets sur le sol. On sonne.

- On sonne... Eh ! Que m'importe ? Le domestique n'est pas là pour ouvrir ! Tant mieux !

Cherchant.

- Rien ! rien ! rien !

On sonne de nouveau.

Sonnez ! Carillonnez à votre aise ! Si c'était elle cependant ?

Avec dépit.

Eh ! Qu'elle parte !

Il poursuit ses recherches et vide le meuble. Il découvre une bague.

Je ne connaissais pas ce bijou. - Souvenir. Preuves à l'appui !

Il met la bague de côté.

Ah ! Un carnet ! Je ne me rappelle pas le lui avoir jamais vu. C'est lui qui l'a offert ! L'écriture de ma femme !

Lisant.

« Je t'aime, je t'aimerai toujours! »... Fille de Satan ! Va, j'en sais assez !... Pièces à l'appui ! - Ah ! Un cigare à moitié consumé et je n'ai pas fumé depuis dix ans ! Infâme ! Pièce à l'appui... Ah ! Qu'est-ce que cela ? Une tapisserie commencée... Des pantoufles ! Elle y travaillait en cachette... La perfide ! Pièce à l'appui !

On continue à sonner et à frapper.

Ah ! L'on s'impatiente ! Croyez-vous que je m'amuse ! Il faut pourtant que je sache si c'est elle... et, par Dieu ! Je ne serais pas mécontent de la confondre.

Il ouvre la porte et revient avec une lettre.

Une lettre ! Ce père Benoist m'apporte-t-il encore quelque complément au dossier ? « J'avais oublié, me dit-il, de vous remettre cette lettre avec les autres. »

Lisant.

« Monsieur l'Avocat,

« Je pense que vous ne lirez pas sans intérêt les lettres suivantes qui vous édifieront sur la culpabilité de Madame Clémence Rigodon, ma femme. Je vous livre des pièces convaincantes. »

À lui-même.

Parbleu ! Je le crois bien...

Continuant.

« Elles en disent trop pour que je sois obligé d'y ajouter un seul mot. Ma femme m'a trompé de la manière la plus indigne. »

À lui-même.

Sa femme ! Lui aussi ! Que dit-il ?

Lisant.

« J'étais un si bon mari ! »

À lui-même.

C'est toujours comme çà !

Lisant.

« Je réclame au plus vite la séparation. Le coupable n'est autre que Monsieur Ernest de Méral, que vous connaissez peut-être.

Votre bien dévoué,

RIGODON. »

Sa femme ! À lui, Rigodon ! Ce bon monsieur Rigodon ! Ah ! Je respire ! Eh ! Eh ! C'est sa Clémence et non la mienne... Ouf ! Franchement, j'aime mieux cela ! Aussi que diable allais-je inventer, stupide que j'étais ! Ah ! C'est égal ! Je me sens soulagé d'un poids ! Ce pauvre malheureux bonhomme de Rigodon ! L'est-il assez ? Ernest est un maladroit de s'être laissé ainsi pincer... - Il est si fou, si imprudent !... Pauvre monsieur Rigodon ! Aussi peut-on s'appeler Rigodon ! Ces choses-là n'arrivent qu'aux grotesques... D'ailleurs, je me le disais bien, je m'en serais aperçu depuis longtemps... On ne nous en fait pas gober, à nous autres, gens du métier, vieux renards... - Infortuné Rigodon !

Fredonnant.

Dondaine et don don ! Pinçons un rigodon ! Dondaine et don don ! Ha ! ha ! ha ! ha ! Sa femme est assez agaçante... Cet Ernest ! Heureux coquin ! Hé ! Hé ! Joli minois, éveillé, un petit nez provocateur. Ça ne m'étonne pas ! Non, pas du tout ! Un mari incapable, insipide ! Elle rageait, la pauvrette ! de s'appeler madame Rigodon... Pinçons un rigodon ! Dondaine et don don !... Avec tout cela, cet écervelé d'Ernest se trouve pris au piège ! Il est si bon garçon !... Quel étourneau !... Mais il ne fallait pas envoyer toute cette liasse de poulets assaisonnés à la sauce piquante. Triple fou ! N'importe ! Il a agi sans discernement, pure légèreté d'enfant... Madame Rigodon, entre nous, est un peu Madame Putiphar... Un mari imbécile... Ernest est mon vieil ami... Je le sauverai !

Comme s'il plaidait.

Messieurs de la Cour, le prétendu amant de cette femme est un brillant artiste qui a peut-être été séduit une minute, en imagination seulement, par les charmes quelque peu provocateurs de la jolie Madame Rigodon, mais c'est un esprit profondément honorable, qui n'a pu commettre un acte illégal... Plaise à la Cour... D'ailleurs quelles preuves nous présentez-vous ? Quelles pièces nous...

Apercevant sur la table les pièces à l'appui qui le concernent, il devient tout à coup sérieux.

Eh ! Diable ! Diable ! J'ai là, aussi, des pièces assez compromettantes... Est-ce qu'en cherchant, j'aurais également trouvé quelque chose pour moi ?

Se grattant l'oreille.

Comment expliquer la présence de ces objets, les phrases contenues dans ce carnet, ce cigare, cette bague...? Je n'y pensais plus... Diable ! Diable ! Tout cela sent mauvais ! Jusqu'à ces pantoufles, dont je n'ai jamais entendu parler... Ça m'impatiente, tout cela ! Hum ! hum !

Retournant le carnet, une page tombe.

Ah ! Un billet ! Signé : « Clémence de Sainteuil », ma femme!... et qui m'est adressé :

Lisant.

« Mon cher ami,

Si je meurs dans les cruelles épreuves que Dieu nous envoie, ne m'oublie pas ! Je n'ai à me reprocher aucune faute. Toi et mes enfants, vous avez été tout mon bonheur. Je t'aime d'un amour sans bornes... On trouvera après moi certains objets que je te destine ainsi qu'à mes soeurs : une bague, souvenir de ma pauvre mère... un carnet, où je me plaisais à inscrire quelques notes... J'avais commencé à y exprimer mes pensées sur l'affection qui nous unit, mais ma plume ne rendait qu'imparfaitement ce que mon coeur ressentait. Ô cher ami ! Ris de moi, de mon enfantillage... Tu trouveras aussi un cigare à moitié consumé... Tu ne te rappelles pas ? Oh non ! Vous me faisiez alors la cour, Monsieur René de Sainteuil : vous entrez une fois, beau comme le jour... Par distraction, vous teniez votre cigare... Il venait d'effleurer vos lèvres... vite, vous le dissimulez dans l'embrasure d'une fenêtre... Quel fut le voleur, le voleur heureux lorsque vous vîntes à partir, toujours trop tôt, hélas ! Pour un petit coeur qui battait bien fort, en entendant seulement parler de vous ?...

Ô cher mari, mari de mon coeur, je t'embrasse mille fois et je te répète encore que je n'ai jamais aimé que toi.

Ta femme qui t'adore,

CLÉMENCE. »

Pauvre chère amie ! Et je t'accusais ! Je te condamnais ! Je suis un monstre... Je m'en voudrai éternellement de mes injurieux soupçons ! Méchant que j'étais ! Me défier d'une compagne aussi parfaite ! Va, chère femme, le ciel sans nuage luit encore pour nous.

Regardant autour de lui.

Quel fouillis ! Ô le beau ménage !

Cherchant à raccommoder un vase qu'il a brisé.

Voilà bien le désespoir d'un jaloux ! Comment vais-je expliquer l'ouverture quelque peu brutale de ce meuble ?

On entend le roulement d'une voiture.

Mais une voiture s'arrête à la porte ! Ce sont eux !... Allons, tant pis !...

Il jette tous les objets pêle-mêle dans le secrétaire.

Que va dire Clémence ? Grand Dieu ! Je mettrai ce joli arrangement sur le compte... d'un débiteur... Je trouverai bien, plus tard, une bonne explication entre deux baisers... Mais vite ! Je les entends qui montent ! Pan, pan, pan ! Décidément, les voilà ! Les voilà ! Ô les chers enfants ! Ô chère Clémence !

On entend un enfant qui crie : PAPA, PAPA ! On sonne.

C'est mon Fredy ! Oui, me voilà ! Fredy ! Attendez ! J'accours ! Je suis là !

On sonne. Il prend sous ses bras la poupée et le cheval.

Me voilà ! Cette fois, place à l'amour et plus de jalousie !

 



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