drame en deux actes
En l'an de joie 1883.
par M. ALBERT GLATIGNY
PARTOUT ET NULLE PART, mais dans l'arrière-boutique de tous les libraires.
Texte établi par Paul FIÈVRE, septembre 2025
Publié par Paul FIEVRE, octobre 2025
© Théâtre classique - Version du texte du 30/09/2025 à 10:32:51.
AVERTISSEMENT
L'auteur de ce drame vint, à pied, de Versailles à Batignolles, pour en remettre le manuscrit au secrétaire du Théâtre. - Lorsque M. Albert Glatigny déboucha dans le jardin, un héron qui depuis deux jours faisait l'ornement de la Ménagerie, saisi d'un sentiment exaspéré de jalousie, à l'aspect des jambes du poète des Antres malsains, s'envola pour ne plus revenir...
Scapin maquereau, annoncé sous le titre de Scapin ruffian, fut représenté au mois de janvier 1863. Les costumes des putains avaient été scrupuleusement copiés sur ceux des filles de "la Patte de Chat"*. Le décor du premier acte fut vivement applaudi. M. Monselet feignit d'y reconnaître le petit temple grec qui sert de loge au portier du parc Monceaux ; mais personne ne fut dupe de sa méprise hypocrite.
Entre le premier et le second acte de Scapin maquereau, M. Lemercier de Neuville introduisit Crockett et ses lions, intermède qui eut le plus grand succès.
Le décor, peint par l'auteur, représentait le Cirque et ses trois mille spectateurs : - « Ça ressemble au tableau de Gérôme ! » s'écria M. de Serre, quand le murmure d'approbation générale se fut apaisé. - « Oui, mais il y a plus d'air, » reprit le sévère Pelloquet (des Espagnes).**
M. Armand Gouzien, auteur de la Légende de Saint-Nicolas, composa pour Scapin maquereau une ouverture à grand orchestre. L'ouvrage fut repris sur le théâtre de M. Émile Renié, avec le concours des marionnettes de M. Bénédict Révoil. Il a été représenté, en dernier lieu, sur un théâtre particulier, à Nancy, rue du Maure qui trompe.
* Débit de chair humaine au plus juste prix, sur le boulevard Monceaux.
** On sait que M. Théodore Pelloquet est le sujet de la romance Le Beau Pelloquet des Espagnes, qui se chante sur l'air : Je suis muletier de Castille.
ACTEUR.
SCAPIN.
CORBIN.
PIGNOUFLARD.
LUCINDE.
ESTELLE.
DES PUTAINS.
La première édition dit « par l'auteur des Antres malsains. » Les Antres malsains, sont la maîtresse-pièce des Vignes folles, premier volume de vers publié par M. Albert Glatigny (1860).
PROLOGUE
Le besoin se faisait sentir d'un nouvel art
Que nul encor n'avait prévu, même Ballard, [ 1 Ballard : famille d'imprimeurs de musique.]
Régisseur dans les temps anciens du Vaudeville.
On affiche parfois, sur les murs de la ville,
| 5 | Que l'on vient de jouer un ouvrage important |
Qui doit émerveiller jusqu'au moindre portant
De coulisse ; mais bah ! quand la toile se lève.
Tout prestige fout le camp ainsi qu'en un rêve,
Et le truc que Thierry pour nous plaire employa,
| 10 | Aboutit, à la fin, aux oeuvres de Laya... [ 2 Augustin André Léon Laya (1810-1872) : auteur dramatique.] |
Cet ordre nous emmerde, et moi, Polichinelle,
Je déclare, de ma voix la plus solennelle,
Que je veux mettre fin à tout cela. - Seigneurs,
Nous sommes gens de goût, et non pas des saigneurs
| 15 | De boeufs, comme on en voit aux portes de Montmartre ; |
Nous nous habillons tous de velours et de martre,
Et le soir, entre deux londrès bien allumés,
Nous récitons les vers des maîtres renommés.
Donc, vous ne verrez pas ici de tragédie.
| 20 | La rime à tous nos vers mettra son incendie, |
Les dames lèveront leurs jupes jusqu'au ciel,
Car nous devons, et c'est un point essentiel,
Être, avant tout, moraux et plaire aux jeunes filles
Que le couvent enferme encore sous ses grilles,
| 25 | Et qui, vouant déjà leurs âmes à Cypris, |
Par le calme des nuits touchent leur clitoris !
Nous vous ferions bien voir nos acteurs, mais pour l'heure,
Ils sont tous retenus au sein de leur demeure,
Notre jeune premier est à Fontainebleau ;
| 30 | La cour l'a demandé pour le second tableau |
Du Bossu. L'ingénue, - ô caprice bizarre
Du sort ! - Notre ingénue accouche à Saint-Lazare.
Nous avons convoqué la critique. Sarcey
Ne vient pas ; c'est déjà quelque chose. L'essai
| 35 | Vous plaira-t-il, seigneurs, et vos clefs criminelles |
Feront-elles mourir tous ces polichinelles
Qui chantent, font l'amour, et grimpent aux balcons !
Non ! vous applaudirez.
Au revoir, tas de cons !
ACTE PREMIER
Le Boulevard monceaux, à Paris, au fond, une maison d'honnête apparence.
SCÈNE PREMIÈRE.
CORBIN, seul, se promenant rêveur.
Ma fille ne sait pas se laver, et je dois
| 40 | L'unir à Pignouflard, un être dont les doigts |
N'aiment pas à rester inactifs. Le derrière
De Lucinde est rugueux ; tel, dans une clairière,
Un chêne dont l'écorce est âgée et s'en va.
Ce derrière n'est point l'idéal que rêva
| 45 | Mon gendre, lequel est porté sur la minette. |
Si je pouvais trouver un moyen déshonnête,
Quoique prompt, pour forcer mon enfant à savoir
Dans quel but nous avons inventé le lavoir...
SCÈNE DEUXIÈME.
Corbin, Scapin
SCAPIN, sans saluer.
C'est le digne Seigneur Corbin, je crois ?...
CORBIN, sortant de sa rêverie.
Lui-même ;
| 50 | Comment vas-tu, Scapin ? |
SCAPIN.
| Très bien. Le destin m'aime ; |
Je suis heureux.
CORBIN, avec un soupir.
Heureux !...
SCAPIN.
Et vous, Seigneur Corbin !
CORBIN.
Je voudrais décider ma fille à prendre un bain...
SCAPIN.
Un bain ! Est-il possible ?
CORBIN, secouant la tête avec mélancolie.
Hélas !
SCAPIN.
C'est d'un bon père.
Votre fille est charmante...
CORBIN.
Elle me désespère.
SCAPIN.
| 55 | Pourquoi donc ? Ses cheveux sont des plus abondants ; |
Je lui crois tous ses plis, comme toutes ses dents ;
Un grand air de pudeur de son être s'exhale...
CORBIN.
Oui, ma fille est charmante, il est vrai, mais d'un sale !...
Figure-toi... mais non, tu ne le pourrais pas !
Son nom seul eût empli la bouche de Cambronne...
Et Pignouflard, demain, effeuille sa couronne
Virginale...
SCAPIN.
Il l'épouse ?
CORBIN.
À peu près. - Comprends-tu ?
Qu'à son époux ma fille apporte sa vertu,
| 65 | C'est juste ; mais il faut une vertu décente. |
Et j'ai peur que la sienne au grand instant ne sente...
SCAPIN.
Conduisez-la chez moi, je la ferai laver.
CORBIN, avec joie.
Elle se laverait ?
SCAPIN, convaincu.
Très bien.
CORBIN, enthousiasmé.
Je crois rêver !
Mais que fais-tu ?
SCAPIN, se campant les poings sur les rognons.
Je suis ruffian, et m'en vante. [ 4 Ruffian : Vieilli ou littér. Homme débauché, vivant avec des femmes de mauvaise vie, souteneur ; p. ext., voyou. [CNRTL]]
CORBIN, scandalisé.
| 70 | Nom de Dieu ! |
SCAPIN.
| Pourquoi donc ce geste d'épouvante ? |
Donnez-moi votre fille... on se lave chez moi.
Vous hésitez ?
CORBIN, très perplexe.
Cela me cause quelque émoi...
SCAPIN, avec un mépris écrasant.
Bourgeois, vous êtes plein de préjugés !
CORBIN.
Toujours perplexe.
Peut-être...
Ma fille lavera son cul, cela doit être ;
Avec ménagement et douceur.
| 75 | Mais entre se laver et devenir putain, |
Diantre !...
SCAPIN.
Mais comprenez donc, esprit enfantin,
Que je ne la prends point comme pensionnaire.
Elle ne sera pas une fille ordinaire,
Réclamant aux vieillards libidineux ses gants,
| 80 | Et tirant tous les jours des coups extravagants... |
Je ne veux exercer qu'une sage tutelle
Sur sa personne ; rien de plus.
CORBIN, ébranlé.
Baisera-t-elle ?
SCAPIN.
Le moyen autrement de lui faire aimer l'eau ?
CORBIN, de plus en plus ébranlé.
On m'a fait du bordel un bien sombre tableau...
SCAPIN, avec dédain.
| 85 | Des Pontmartin !... Laissez dire les imbéciles ; [ 5 Armand Augustin Joseph Marie Ferrard, comte de Pontmartin (1811-1890) : critique littéraire, écrivain et homme politique. Pourfendeur d'Honoré de Balzac.] |
Tous les métiers sont bons en ces temps difficiles :
Le mien est honorable entre tous.
CORBIN, à qui ses scrupules reviennent.
Cependant...
SCAPIN, avec bonhomie.
Mais que suis-je, après tout, s'il vous plaît ? l'intendant
Des plaisirs du public ; position légale,
| 90 | Honnête, et que nulle autre en ce monde n'égale. |
CORBIN.
Avec un accent de conciliation mêlée de scrupules.
Mais ce mot : maquereau !
SCAPIN.
Les mots sont du néant,
Cher monsieur ! Vous devez trouver fort malséant,
Alors, que Dinochau donne à dîner au monde [ 7 [Note de l'auteur] Restaurateur des lettres, comme François Ier, mais avec moins de faste.] [ 6 Jacques Samuel Dinocheau (ou Dinochau) (1752-1815) : député du tiers-état en 1789, secrétaire de l'Assemblée nationale en 1790.]
Des lettres, qui n'a pas de fourneaux ?... C'est immonde.
| 95 | Selon vous, que d'avoir un hôtel pour les gens |
Qui n'ont pas de logis ?... Soyons plus indulgents.
On peut fort bien tenir, sans cesser d'être austère,
Un magasin d'amour pour le célibataire.
CORBIN.
Il n'en est pas moins vrai...
SCAPIN.
Qu'on trafique partout :
| 100 | Les Lévy de Renan, et Hachette d'About ! [ 9 Ernest Renan (1823-1892) : philosophe.] [ 8 Levy et Hachette sont des éditeurs.] |
Avec une indignation généreuse.
Et nous, quand simplement nous trafiquons des femmes, [ 10 Edmond About (1828-1885) : Académicien, écrivain, journaliste.]
On viendrait nous couvrir d'épithètes infâmes !...
CORBIN.
Tu m'as ému Scapin... Ton discours est fort beau...
Je t'amène ma fille : achète un lavabo !
ACTE DEUXIÈME
L'intérieur d'un bordel.
SCÈNE PREMIÈRE.
Lucine, Estelle, des putains, personnages muets.
ESTELLE.
| 105 | C'est demain, ô mes soeurs ! Le jour de la visite. |
LUCINDE, à Estelle.
J'ai trouvé dans mes poils, ce soir, un parasite.
Le joli morpion ! Il était rose et blanc,
Avec un petit signe, à gauche, sur le flanc...
ESTELLE.
J'aime les animaux ; si celui-là te gêne,
| 110 | Donne-le moi : je veux l'offrir à mon Eugène ! |
UNE VOIX.
Ces dames au salon !
ESTELLE.
Viens-tu, Nini ?
LUCINDE.
J'y vais.
Elles sortent toutes.
SCÈNE DEUXIÈME.
PIGNOUFLARD.
Je viens revoir l'asile où, dans les jours mauvais,
J'exerçais librement les fiertés de ma queue !
J'épouse après-demain une prunelle bleue,
| 115 | Et je viens répéter mon rôle pour l'hymen |
Que je dois contracter...
SCÈNE TROISIÈME.
Pignouflard, Lucinde.
Entre Scapin.
LUCINDE.
Bonjour, petit gamin.
PIGNOUFLARD, épaté.
Seigneur ! Ma fiancée en ce logis étrange !
LUCINDE, avec force.
Vous y venez bien, vous !
PIGNOUFLARD, amer.
En un instant tout change...
Ma future est en proie aux noeuds des étrangers !
| 120 | Effeuillez-vous aux vents du nord, blancs orangers !... |
LUCINDE, tendrement.
Pourquoi me regarder ainsi, Paulin ?... Je t'aime ! [ 11 [Note de l'auteur] Petit nom d'oiseau. Nul n'ignore que M. Paulin Limayrac, quoique quinquagénaire, n'a pas encore atteint son premier lustre : Le jeune Paulin Limayrac, Est âgé de cinq ans à peine. (Ô funambulesques.)]
Notre amour, approuvé par mon père lui-même,
Est noble et pur... Demain, tremblante entre vos bras,
Pignouflard, vous m'aurez... Oh ! Dis ! Tu m'apprendras
| 125 | Les doux secrets qu'on livre à la vierge craintive ?... |
PIGNOUFLARD.
La repoussant avec dégoût.
Arrière !... Écoute-moi : le champ que l'on cultive
Ne se défriche plus !...
LUCINDE.
Plus tendre encore.
Mon Pignouflard ! Pourquoi
Me repousser ainsi ? Ah ! Viens auprès de moi...
Ne te souvient-il plus de nos jeunes années,
| 130 | De nos projets d'enfance et de nos destinées |
Jointes étroitement, marchant du même pas.
Ensemble, comme on voit défiler les soldats ?
PIGNOUFLARD
Avec une ironie méprisante.
J'aurais, pour mon malheur, aussi pu naître femme...
J'aurais pu, comme une autre, être vile, être infâme !
| 135 | Courir le guilledou jusqu'au Coromandel ! [ 12 Guilledou : Usité seulement dans cette locution : courir le guilledou, aller la nuit dans des lieux suspects. [L]] |
Mais ne fusse jamais entrée en un bordel !...
LUCINDE, soupirant.
Hélas ! Ce que Dieu veut...
Oui, c'est une loi dure !
Mais je n'eusse jamais tenté cette aventure
Avec l'accent d'un homme qui comprend les exigences de la vie moderne.
Avant mon mariage... Après, je ne dis pas !
| 140 | Car il faut à l'époux préparer ses repas... |
LUCINDE.
Avec passion.
Mais si je suis ici, c'est parce que je t'aime
D'un amour violent, inextinguible, extrême !
Un jour, il est prochain, tu me remercieras...
Une odeur de verveine est éparse en mes draps...
| 145 | Baudelaire, qui veille au sommet de Leucate. [ 13 Charles Baudelaire, Fleurs du Mal, 1re édition. - Lesbos, pièce condamnée.] |
Me trouve faisandée à point et délicate...
Oh ! Ne me jetez plus de ces regards affreux !
Vous êtes mon lion superbe et généreux !
PIGNOUFLARD.
Toujours amer.
Avoir dans un bordel perdu son pucelage !
| 150 | Si du moins elle avait vu le jour au village ! |
Adieu ! Je pars...
LUCINDE, égarée.
Tu pars ?...
PIGNOUFLARD, avec dignité.
À la façon d'un pet.
LUCINDE, révoltée.
Sans me donner mes gants, peut-être ? Quel toupet !
SCÈNE QUATRIÈME.
Les mêmes, Scapin.
SCAPIN, à Pignouflard.
Découvrez-vous, Monsieur ! Respectez l'innocence.
Il est ce ces vertus, au monde, qu'on encense,
| 155 | Qui ne valent pas ! Sais-tu, faible cerveau, |
Ce que d'elle j'ai fait ?
PIGNOUFLARD, toujours amer.
C'est clair !... Un simple veau.
LUCINDE, offensée.
Il m'insulte, je crois ? Malhonnête !...
SCAPIN.
Regarde !
On apporte une cuvette pleine d'une eau noire à l'excès.
PIGNOUFLARD.
De l'encre de Guyot ?
SCAPIN.
Non : c'est l'eau que je garde,
Et qui lava le cul de cette enfant, le jour
| 160 | Qu'on vint la préparer aux actes de l'amour. |
PIGNOUFLARD, reculant, suffoqué.
Ô ténèbres ! Ça pue étrangement... Il semble !...
Qu'on ai fait infuser deux Cochinats ensemble !... [ 14 Jean-Baptiste-Thomas-Victor Cochinat (1819-1886) : avocat et écrivain, journaliste martiniquais.]
On apporte une seconde cuvette.
SCAPIN.
Regarde maintenant cette autre... Eh bien !
PIGNOUFLARD.
Elle est
Vide.
SCAPIN, triomphant.
Vide ! Non pas, mais pleine, s'il vous plaît,
| 165 | D'une eau pure et limpide à ce point, que l'on pense |
Ne rien voir...
PIGNOUFLARD.
En effet.
LUCINDE, avec une douce fierté.
C'est là ma récompense !
Je me lave depuis huit jours avec cette eau...
Est-elle assez propre, hein ?
PIGNOUFLARD.
Subjugué.
Les amours de Watteau
Y mirent leur visage où la rose foisonne !...
LUCINDE.
D'un air de reproche.
| 170 | Diras-tu maintenant que mon cul empoisonne ?... |
PIGNOUFLARD.
Avec ivresse.
On ne se lave bien qu'au bordel ! Des ingrats
Peuvent seuls à ton con préférer un con gras !
LUCINDE.
Et tu méconnaissais mon coeur...
SCAPIN, ému.
Ma tâche est douce.
SCÈNE CINQUIÈME.
Les mêmes, Corbin.
CORBIN, entrant avec un sac d'argent, fait en forme de gant.
À Pignouflard.
Et de peur que ton âme encor ne se courrouce,
| 175 | Voici sa dot, qui vaut bien de vaines primeurs. |
SCAPIN, au public.
Le théâtre, messieurs, est l'école des moeurs.
Apothéose et couronnement du buste du divin Marquis.
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Notes
[1] Ballard : famille d'imprimeurs de musique.
[2] Augustin André Léon Laya (1810-1872) : auteur dramatique.
[3] Allusion à un plongeon fait quelques jours avant la première représentation de cette pièce (janvier 1864), par le nomme Fernand Desnoyers (de l'Isère), dans la fosse d'aisance en vidange de la maison de l'illustre photographe Carjat (Carjat, limonade, bière !), un soir de réunion artistique et littéraire.
[4] Ruffian : Vieilli ou littér. Homme débauché, vivant avec des femmes de mauvaise vie, souteneur ; p. ext., voyou. [CNRTL]
[5] Armand Augustin Joseph Marie Ferrard, comte de Pontmartin (1811-1890) : critique littéraire, écrivain et homme politique. Pourfendeur d'Honoré de Balzac.
[6] Jacques Samuel Dinocheau (ou Dinochau) (1752-1815) : député du tiers-état en 1789, secrétaire de l'Assemblée nationale en 1790.
[7] [Note de l'auteur] Restaurateur des lettres, comme François Ier, mais avec moins de faste.
[8] Levy et Hachette sont des éditeurs.
[9] Ernest Renan (1823-1892) : philosophe.
[10] Edmond About (1828-1885) : Académicien, écrivain, journaliste.
[11] [Note de l'auteur] Petit nom d'oiseau. Nul n'ignore que M. Paulin Limayrac, quoique quinquagénaire, n'a pas encore atteint son premier lustre : Le jeune Paulin Limayrac, Est âgé de cinq ans à peine. (Ô funambulesques.)
[12] Guilledou : Usité seulement dans cette locution : courir le guilledou, aller la nuit dans des lieux suspects. [L]
[13] Charles Baudelaire, Fleurs du Mal, 1re édition. - Lesbos, pièce condamnée.
[14] Jean-Baptiste-Thomas-Victor Cochinat (1819-1886) : avocat et écrivain, journaliste martiniquais.

