Occurences de l'expression

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dans MONSIEUR DE POURCEAUGNAC de MOLIERE (1670)

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DEUXIEME VOIX À d'aimables penchants notre coeur nous dispose, Prologue, sc. 1, v. 11
TROISIEME VOIX Contre un parfait amour ne gagne jamais rien ; Prologue, sc. 1, v. 17
JULIE Éraste, gardons d'être surpris ; je tremble qu'on ne nous voie ensemble, et tout serait perdu, après la défense que l'on m'a faite. Acte 2, sc. 1, JULIE, phrase 2
JULIE Avez-vous imaginé pour notre affaire quelque chose de favorable ? Acte 2, sc. 1, JULIE, phrase 1
NERINE Par ma foi, voilà votre père ! Acte 2, sc. 1, NERINE, phrase 1
ÉRASTE Oui, belle Julie, nous avons dressé pour cela quantités de machines, et nous ne feignons point de mettre tout en usage, sur la permission que vous m'avez donnée. Acte 2, sc. 1, ÉRASTE, phrase 1
ÉRASTE Ne nous demandez point tous les ressorts que nous ferons jouer, vous en aurez le divertissement ; et comme aux comédies, il est bon de vous laisser le plaisir de la surprise, et de ne vous avertir point de tout ce qu'on vous fera voir, c'est assez de vous dire que nous avons en main divers stratagèmes tous prêts à produire dans l'occasion, et que l'ingénieuse Nérine et l'adroit Sbrigani entreprennent l'affaire. Acte 2, sc. 1, ÉRASTE, phrase 2
NERINE Votre père se moque-t-il de vouloir vous anger***** de son avocat de Limoges, Monsieur de Pourceaugnac, qu'il n'a vu de sa vie, et qui vient par le coche vous enlever à notre barbe ? Acte 2, sc. 1, NERINE, phrase 2
NERINE Faut-il que trois ou quatre mille écus de plus, sur la parole de votre oncle, lui fassent rejeter un amant qui vous agrée ? Acte 2, sc. 1, NERINE, phrase 3
10 ÉRASTE Voici notre subtil Napolitain, qui nous dira des nouvelles. Acte 2, sc. 1, ÉRASTE, phrase 1
11 SBRIGANI Monsieur, votre homme arrive, je l'ai vu à trois lieues d'ici, où a couché le coche ; et dans la cuisine où il est descendu pour déjeuner, je l'ai étudié une bonne grosse demie heure, et je le sais déjà par coeur. Acte 2, sc. 2, SBRIGANI, phrase 1
12 NERINE Madame, voilà un illustre, votre affaire ne pouvait être mise en de meilleures mains, et c'est le héros de notre siècle pour les exploits dont il s'agit : un homme qui vingt fois en sa vie, pour servir ses amis, a généreusement affronté les galères ; qui au péril de ses bras et de ses épaules, sait mettre noblement à fin les aventures les plus difficiles ; et qui, tel que vous le voyez, est exilé de son pays pour je ne sais combien d'actions honorables qu'il a généreusement entreprises. Acte 2, sc. 2, NERINE, phrase 1
13 SBRIGANI Je suis confus des louanges dont vous m'honorez, et je pourrais vous en donner, avec plus de justice, sur les merveilles de votre vie ; et principalement sur la gloire que vous acquîtes, lorsqu'avec tant d'honnêteté vous pipâtes au jeu, pour douze mille écus, ce jeune Seigneur étranger que l'on mena chez vous ; lorsque vous fîtes galamment ce faux contrat qui ruina toute une famille ; lorsqu'avec tant de grandeur d'âme, vous sûtes nier le dépôt qu'on vous avait confié ; et que si généreusement on vous vit prêter votre témoignage à faire pendre ces deux personnages qui ne l'avaient pas mérité. Acte 2, sc. 2, SBRIGANI, phrase 1
14 SBRIGANI Je veux bien épargner votre modestie ; laissons cela ; et pour commencer notre affaire, allons vite joindre notre provincial, tandis que de votre côté vous nous tiendrez prêts au besoin les autres acteurs de la comédie. Acte 2, sc. 2, SBRIGANI, phrase 1
15 ÉRASTE Au moins, Madame, souvenez-vous de votre rôle ; et pour mieux couvrir notre jeu, feignez, comme on vous a dit, d'être la plus contente du monde des résolutions de votre père. Acte 2, sc. 2, ÉRASTE, phrase 1
16 ÉRASTE Et si, contre vos sentiments il s'obstinait à son dessein ? Acte 2, sc. 2, ÉRASTE, phrase 1
17 ÉRASTE Que rien ne pourra vous contraindre, et que malgré tous les efforts d'un père, vous me promettez d'être à moi. Acte 2, sc. 2, ÉRASTE, phrase 1
18 JULIE Mon_Dieu, Éraste, contentez-vous de ce que je fais maintenant, et n'allez point tenter sur l'avenir les résolutions de mon coeur ; ne fatiguez point mon devoir par les propositions d'une fâcheuse extrémité, dont peut-être n'aurons-nous pas besoin ; et s'il y faut venir, souffrez au moins que j'y sois entraînée par la suite des choses. Acte 2, sc. 2, JULIE, phrase 1
19 SBRIGANI Ma foi, voici notre homme, songeons à nous. Acte 2, sc. 2, SBRIGANI, phrase 1
20 MONSIEUR DE POURCEAUGNAC Au diantre soit la sotte ville, et les sottes gens qui y sont : Ne pouvoir faire un pas sans trouver des nigauds qui vous regardent et se mettent à rire ! Acte 2, sc. 3, MONSIEUR DE POURCEAUGNAC, phrase 4
21 SBRIGANI Quel procédé est le vôtre ? Acte 2, sc. 3, SBRIGANI, phrase 1
22 SBRIGANI Est-il autrement que les autres ? Acte 2, sc. 3, SBRIGANI, phrase 1
23 SBRIGANI Apprenez à connaître les gens. Acte 2, sc. 3, SBRIGANI, phrase 1
24 SBRIGANI Il vous fait trop d'honneur de venir dans votre ville. Acte 2, sc. 3, SBRIGANI, phrase 1
25 MONSIEUR DE POURCEAUGNAC Je suis votre serviteur. Acte 2, sc. 3, MONSIEUR DE POURCEAUGNAC, phrase 1
26 SBRIGANI Je vous ai vu ce matin, Monsieur, avec le coche, lorsque vous avez déjeuné ; et la grâce avec laquelle vous mangiez votre pain, m'a fait naître d'abord de l'amitié pour vous ; et comme je sais que vous n'êtes jamais venu en ce pays, et que vous y êtes tout neuf, je suis bien aise de vous avoir trouvé pour vous offrir mon service à cette arrivée, et vous aider à vous conduire parmi ce peuple, qui n'a pas parfois pour les honnêtes gens toute la considération qu'il faudrait. Acte 2, sc. 3, SBRIGANI, phrase 1
27 SBRIGANI Votre physionomie m'a plu. Acte 2, sc. 3, SBRIGANI, phrase 1
28 MONSIEUR DE POURCEAUGNAC Je suis votre serviteur. Acte 2, sc. 3, MONSIEUR DE POURCEAUGNAC, phrase 1
29 SBRIGANI Si j'avais l'honneur d'être connu de vous, vous sauriez que je suis un homme tout à fait sincère. Acte 2, sc. 3, SBRIGANI, phrase 1
30 SBRIGANI Vous regardez mon habit qui n'est pas fait comme les autres ; mais je suis originaire de Naples, à votre service, et j'ai voulu conserver un peu et la manière de s'habiller, et la sincérité de mon pays. Acte 2, sc. 3, SBRIGANI, phrase 1
31 MONSIEUR DE POURCEAUGNAC Pour moi j'ai voulu me mettre à la mode de la Cour pour la campagne. Acte 2, sc. 3, MONSIEUR DE POURCEAUGNAC, phrase 2
32 SBRIGANI Je serai bien aise d'être avec vous pour cela, et je connais tout ce pays-ci. Acte 2, sc. 3, SBRIGANI, phrase 1
33 ÉRASTE Quelle heureuse rencontre ! Acte 2, sc. 4, ÉRASTE, phrase 3
34 ÉRASTE Il semble que vous ayez peine à me reconnaître ! Acte 2, sc. 4, ÉRASTE, phrase 7
35 MONSIEUR DE POURCEAUGNAC Monsieur, je suis votre serviteur. Acte 2, sc. 4, MONSIEUR DE POURCEAUGNAC, phrase 1
36 ÉRASTE Est-il possible que cinq ou six années m'aient ôté de votre mémoire ? Acte 2, sc. 4, ÉRASTE, phrase 1
37 ÉRASTE Justement : c'est où je passais de si douces heures à jouir de votre agréable conversation. Acte 2, sc. 4, ÉRASTE, phrase 1
38 ÉRASTE Embrassez-moi donc, je vous prie, et resserrons les noeuds de notre ancienne amitié. Acte 2, sc. 4, ÉRASTE, phrase 1
39 ÉRASTE Dites-moi un peu des nouvelles de toute la parenté : comment se porte Monsieur votre... là... Acte 2, sc. 4, ÉRASTE, phrase 1
40 ÉRASTE Monsieur votre... ? Acte 2, sc. 4, ÉRASTE, phrase 4
41 ÉRASTE Et Monsieur votre oncle ? Acte 2, sc. 4, ÉRASTE, phrase 3
42 ÉRASTE C'est ce que je voulais dire, Madame votre tante : comment se porte-t-elle ? Acte 2, sc. 4, ÉRASTE, phrase 1
43 ÉRASTE Qui est votre neveu... Acte 2, sc. 4, ÉRASTE, phrase 1
44 ÉRASTE Fils de votre frère et de votre soeur... Acte 2, sc. 4, ÉRASTE, phrase 1
45 ÉRASTE Le voilà, je ne connais autre. Acte 2, sc. 4, ÉRASTE, phrase 1
46 MONSIEUR DE POURCEAUGNAC À ce que je vois, vous avez demeuré longtemps dans notre ville ? Acte 2, sc. 4, MONSIEUR DE POURCEAUGNAC, phrase 1
47 MONSIEUR DE POURCEAUGNAC Vous étiez donc là quand mon cousin l'élu, fit tenir son enfant à Monsieur notre gouverneur ? Acte 2, sc. 4, MONSIEUR DE POURCEAUGNAC, phrase 1
48 ÉRASTE Au reste, je ne prétends pas que vous preniez d'autre logis que le mien. Acte 2, sc. 4, ÉRASTE, phrase 2
49 ÉRASTE Je ne souffrirai point du tout que mon meilleur ami soit autre part que dans ma maison. Acte 2, sc. 4, ÉRASTE, phrase 2
50 SBRIGANI Il a la mine d'être honnête homme. Acte 2, sc. 4, SBRIGANI, phrase 1
51 ÉRASTE Non, ne bougez, j'attendrai qu'il ait fait ; c'est pour lui mettre entre les mains certain parent que nous avons, dont on lui a parlé, et qui se trouve attaqué de quelque folie, que nous serions bien aises qu'il pût guérir avant que de le marier. Acte 2, sc. 5, ÉRASTE, phrase 1
52 L APOTHICAIRE Oui, il suit toujours le grand chemin, le grand chemin, et ne va point chercher midi à quatorze heures ; et pour tout l'or du monde, il ne voudrait point avoir guéri une personne avec d'autres remèdes que ceux que la Faculté permet. Acte 2, sc. 5, L APOTHICAIRE, phrase 3
53 L APOTHICAIRE Ce n'est pas parce que nous sommes grands amis, que j'en parle ; mais il y a plaisir, il y a plaisir d'être son malade ; et j'aimerais mieux mourir de ses remèdes, que de guérir de ceux d'un autre : car quoi qui puisse arriver, on est assuré que les choses sont toujours dans l'ordre ; et quand on meurt sous sa conduite, vos héritiers n'ont rien à vous reprocher. Acte 2, sc. 5, L APOTHICAIRE, phrase 1
54 L APOTHICAIRE Assurément ; on est bien aise au moins d'être mort méthodiquement. Acte 2, sc. 5, L APOTHICAIRE, phrase 1
55 L APOTHICAIRE Voilà déjà trois de mes enfants dont il m'a fait l'honneur de conduire la maladie, qui sont morts en moins de quatre jours, et qui, entre les mains d'un autre, auraient langui plus de trois mois. Acte 2, sc. 5, L APOTHICAIRE, phrase 1
56 LE PAYSAN Quoi que c'en soit, Monsieur, il a toujours avec cela son cours de ventre depuis six mois. Acte 2, sc. 6, LE PAYSAN, phrase 1
57 ÉRASTE Une petite affaire m'est survenue, qui m'oblige à vous quitter : mais voilà une personne entre les mains de qui je vous laisse, qui aura soin pour moi de vous traiter du mieux qu'il lui sera possible. Acte 2, sc. 7, ÉRASTE, phrase 1
58 MONSIEUR DE POURCEAUGNAC C'est son maître d'hôtel, et il faut que ce soit un homme de qualité. Acte 2, sc. 7, MONSIEUR DE POURCEAUGNAC, phrase 1
59 PREMIER MÉDECIN Oui, je vous assure que je traiterai Monsieur méthodiquement, et dans toutes les régularités de notre art. Acte 2, sc. 7, PREMIER MÉDECIN, phrase 1
60 PREMIER MÉDECIN Ce m'est beaucoup d'honneur, Monsieur, d'être choisi pour vous rendre service. Acte 2, sc. 8, PREMIER MÉDECIN, phrase 1
61 MONSIEUR DE POURCEAUGNAC Je suis votre serviteur. Acte 2, sc. 8, MONSIEUR DE POURCEAUGNAC, phrase 1
62 PREMIER MÉDECIN Allons, Monsieur, prenez votre place, Monsieur. Acte 2, sc. 8, PREMIER MÉDECIN, phrase 1
63 MONSIEUR DE POURCEAUGNAC Votre très humble valet. Acte 2, sc. 8, MONSIEUR DE POURCEAUGNAC, phrase 1
64 PREMIER MÉDECIN Un peu de patience, nous allons raisonner sur votre affaire devant vous, et nous le ferons en français, pour être plus intelligibles. Acte 2, sc. 8, PREMIER MÉDECIN, phrase 1
65 PREMIER MÉDECIN Comme ainsi soit qu'on ne puisse guérir une maladie qu'on ne la connaisse parfaitement, et qu'on ne la puisse parfaitement connaître, sans en bien établir l'idée particulière et la véritable espèce, par ses signes diagnostiques et prognostiques, vous me permettrez, Monsieur notre ancien, d'entrer en considération de la maladie dont il s'agit, avant que de toucher à la thérapeutique et aux remèdes qu'il nous conviendra faire pour la parfaite curation d'icelle. Acte 2, sc. 8, PREMIER MÉDECIN, phrase 1
66 PREMIER MÉDECIN Je dis donc, Monsieur, avec votre permission, que notre malade ici présent est malheureusement attaqué, affecté, possédé, travaillé de cette sorte de folie que nous nommons fort bien mélancolie hypocondriaque, espèce de folie très fâcheuse, et qui ne demande pas moins qu'un Esculape comme vous, consommé dans notre art, vous, dis-je, qui avez blanchi, comme on dit, sous le harnois, et auquel il en a tant passé par les mains de toutes les façons. Acte 2, sc. 8, PREMIER MÉDECIN, phrase 2
67 PREMIER MÉDECIN Je l'appelle mélancolie hypocondriaque, pour la distinguer des deux autres ; car le célèbre Galien établit doctement à son ordinaire trois espèces de cette maladie que nous nommons mélancolie, ainsi appelée non seulement par les Latins, mais encore par les Grecs ; ce qui est bien à remarquer pour notre affaire : la première, qui vient du propre vice du cerveau ; la seconde, qui vient de tout le sang, fait et rendu atrabilaire ; la troisième, appelée hypocondriaque, qui est la nôtre, laquelle procède du vice de quelque partie du bas-ventre et de la région inférieure, mais particulièrement de la rate, dont la chaleur et l'inflammation porte au cerveau de notre malade beaucoup de fuligines épaisses et crasses, dont la vapeur noire et maligne, cause dépravation aux fonctions de la faculté princesse, et fait la maladie dont par notre raisonnement il est manifestement atteint et convaincu. Acte 2, sc. 8, PREMIER MÉDECIN, phrase 3
68 PREMIER MÉDECIN Premièrement, pour remédier à cette pléthore obturante, et à cette cacochymie luxuriante par tout le corps, je suis d'avis qu'il soit phlébotomisé libéralement ; c'est-à-dire que les saignées soient fréquentes et plantureuses : en premier lieu de la basilique, puis de la céphalique ; et même si le mal est opiniâtre, de lui ouvrir la veine du front, et que l'ouverture soit large, afin que le gros sang puisse sortir ; et en même temps, de le purger, désopiler, et évacuer par purgatifs propres et convenables, c'est-à-dire par cholagogues, mélanogogues, et caetera ; et comme la véritable source de tout le mal, est ou une humeur crasse et féculente, ou une vapeur noire et grossière qui obscurcit, infecte et salit les esprits animaux, il est à propos ensuite qu'il prenne un bain d'eau pure et nette, avec force petit-lait clair, pour purifier par l'eau la féculence de l'humeur crasse, et éclaircir par le lait clair la noirceur de cette vapeur ; mais avant toute chose, je trouve qu'il est bon de le réjouir par agréables conversations, chants et instruments de musique, à quoi il n'y a pas d'inconvénient de joindre des danseurs, afin que leurs mouvements, disposition et agilité puissent exciter et réveiller la paresse de ses esprits engourdis, qui occasionne l'épaisseur de son sang, d'où procède la maladie. Acte 2, sc. 8, PREMIER MÉDECIN, phrase 6
69 PREMIER MÉDECIN Voilà les remèdes que j'imagine, auxquels pourront être ajoutés beaucoup d'autres meilleurs par Monsieur notre maître et ancien, suivant l'expérience, jugement, lumière et suffisance qu'il s'est acquise dans notre art. Acte 2, sc. 8, PREMIER MÉDECIN, phrase 7
70 SECOND MEDECIN À Dieu ne plaise, Monsieur, qu'il me tombe en pensée d'ajouter rien à ce que vous venez de dire : vous avez si bien discouru sur tous les signes, les symptômes et les causes de la maladie de Monsieur ; le raisonnement que vous en avez fait est si docte et si beau, qu'il est impossible qu'il ne soit pas fou, et mélancolique hypocondriaque ; et quand il ne le serait pas, il faudrait qu'il le devînt, pour la beauté des choses que vous avez dites, et la justesse du raisonnement que vous avez fait. Oui, Monsieur, vous avez fait. Oui, Monsieur, vous avez dépeint fort graphiquement, graphice depinxisti, tout ce qui appartient à cette maladie ; il ne se peut rien de plus doctement, sagement, ingénieusement conçu, pensé, imaginé, que ce que vous avez prononcé au sujet de ce mal, soit pour la diagnose, ou la prognose, ou la thérapie ; et il ne me reste rien ici, que de féliciter Monsieur, d'être tombé entre vos mains, et de lui dire qu'il est trop heureux d'être fou, pour éprouver l'efficace et la douceur des remèdes que vous avez si judicieusement proposés: je les approuve tous, manibus et pedibus descendo in tuam sententiam. Acte 2, sc. 8, SECOND MEDECIN, phrase 1
71 SECOND MEDECIN Tout ce que j'y voudrais, c'est de faire les saignées et les purgations en nombre impair, Numero deus impari gaudet : de prendre le lait clair avant le bain ; de lui composer un fronteau où il entre du sel ; le sel est symbole de la sagesse : de faire blanchir les murailles de sa chambre, pour dissiper les ténèbres de ses esprits, Album est disgregativum visus, et de lui donner tout à l'heure un petit lavement, pour servir de prélude et d'introduction à ces judicieux remèdes, dont, s'il a à guérir, il doit recevoir du soulagement. Acte 2, sc. 8, SECOND MEDECIN, phrase 3
72 SECOND MEDECIN Fasse le Ciel, que ces remèdes, Monsieur, qui sont les vôtres, réussissent au malade selon notre intention. Acte 2, sc. 8, SECOND MEDECIN, phrase 4
73 MONSIEUR DE POURCEAUGNAC Et que voulez-vous dire avec votre galimatias et vos sottises ? Acte 2, sc. 8, MONSIEUR DE POURCEAUGNAC, phrase 2
74 PREMIER MÉDECIN Autre diagnostique : la sputation fréquente. Acte 2, sc. 8, PREMIER MÉDECIN, phrase 1
75 PREMIER MÉDECIN Autre encore : l'inquiétude de changer de place. Acte 2, sc. 8, PREMIER MÉDECIN, phrase 1
76 PREMIER MÉDECIN Nous savons mieux que vous comment vous vous portez, et nous sommes médecins, qui voyons clair dans votre constitution. Acte 2, sc. 8, PREMIER MÉDECIN, phrase 1
77 SBRIGANI C'est être bien ennemi de soi-même, que de fuir des remèdes aussi salutaires que les vôtres. Acte 3, sc. 1, SBRIGANI, phrase 1
78 SBRIGANI Chez le bonhomme Oronte assurément, dont il vient épouser la fille, et qui ne sachant rien de l'infirmité de son gendre futur, voudra peut-être se hâter de conclure le mariage. Acte 3, sc. 1, SBRIGANI, phrase 1
79 SBRIGANI C'est fort bien dit à vous ; et si vous m'en croyez, vous ne souffrirez point qu'il se marie, que vous ne l'ayez pansé tout votre soû[l]. Acte 3, sc. 1, SBRIGANI, phrase 1
80 SBRIGANI Je vais, de mon côté, dresser une autre batterie, et le beau-père est aussi dupe que le gendre. Acte 3, sc. 1, SBRIGANI, phrase 1
81 PREMIER MÉDECIN Vous avez, Monsieur, un certain Monsieur de Pourceaugnac, qui doit épouser votre fille. Acte 3, sc. 2, PREMIER MÉDECIN, phrase 1
82 ORONTE Oui, je l'attends de Limoges, et il devrait être arrivé. Acte 3, sc. 2, ORONTE, phrase 1
83 PREMIER MÉDECIN Votre prétendu gendre a été constitué mon malade : sa maladie qu'on m'a donné à guérir, est un meuble qui m'appartient, et que je compte entre mes effets ; et je vous déclare que je ne prétends point qu'il se marie, qu'au préalable il n'ait satisfait à la médecine, et subi les remèdes que je lui ai ordonnés. Acte 3, sc. 2, PREMIER MÉDECIN, phrase 1
84 PREMIER MÉDECIN Les médecins sont obligés au secret : il suffit que je vous ordonne, à vous, et à votre fille, de ne point célébrer, sans mon consentement, vos noces avec lui, sur peine d'encourir la disgrâce de la Faculté, et d'être accablés de toutes les maladies qu'il nous plaira. Acte 3, sc. 2, PREMIER MÉDECIN, phrase 1
85 PREMIER MÉDECIN On me l'a mis entre les mains, et il est obligé d'être mon malade. Acte 3, sc. 2, PREMIER MÉDECIN, phrase 1
86 SBRIGANI Montsir, avec le vostre permissione, je suisse un trancher marchand Flamane, qui voudroit bienne vous temantair un petit nouvel. Acte 3, sc. 3, SBRIGANI, phrase 1
87 SBRIGANI Mettez le vostre chapeau sur le teste, Montsir, si ve plaist. Acte 3, sc. 3, SBRIGANI, phrase 1
88 SBRIGANI Moi le dire rien, Montsir, si vous le mettre pas le chapeau sur le teste. Acte 3, sc. 3, SBRIGANI, phrase 1
89 SBRIGANI Fous connoistre point en sti file un certe Montsir Oronte ? Acte 3, sc. 3, SBRIGANI, phrase 1
90 ORONTE C'est un homme comme les autres. Acte 3, sc. 3, ORONTE, phrase 1
91 SBRIGANI Et sti Montsir de Pourcegnac, Montsir, l'est un homme que doivre beaucoup grandement à dix ou douze marchanne Flamane qui estre venu ici. Acte 3, sc. 3, SBRIGANI, phrase 1
92 SBRIGANI Oui, Montsir ; et depuis huite mois, nous avoir obtenir un petit sentence contre lui, et lui à remettre à payer tou ce créanciers de sti mariage que sti Montsir Oronte donne pour son fille. Acte 3, sc. 3, SBRIGANI, phrase 1
93 ORONTE Votre très humble valet. Acte 3, sc. 3, ORONTE, phrase 1
94 SBRIGANI Cela ne va pas mal ; quittons notre ajustement de Flamand pour songer à d'autres machines ; et tâchons de semer tant de soupçons et de division entre le beau-père et le gendre, que cela rompe le mariage prétendu. Acte 3, sc. 3, SBRIGANI, phrase 1
95 SBRIGANI Tous deux également sont propres à gober les hameçons qu'on leur veut tendre ; et entre nous autres fourbes de la première classe, nous ne faisons que nous jouer, lorsque nous trouvons un gibier aussi facile que celui-là. Acte 3, sc. 3, SBRIGANI, phrase 3
96 MONSIEUR DE POURCEAUGNAC Je pensais y être régalé comme il faut. Acte 3, sc. 4, MONSIEUR DE POURCEAUGNAC, phrase 1
97 MONSIEUR DE POURCEAUGNAC Je vous laisse entre les mains de Monsieur. Acte 3, sc. 4, MONSIEUR DE POURCEAUGNAC, phrase 1
98 SBRIGANI Et les hommes sont bien traîtres et scélérats ! Acte 3, sc. 4, SBRIGANI, phrase 2
99 SBRIGANI C'est une autre chose, et je vous demande pardon. Acte 3, sc. 4, SBRIGANI, phrase 2
100 SBRIGANI Si fait ; on ne peut pas l'être davantage. Acte 3, sc. 4, SBRIGANI, phrase 1
101 MONSIEUR DE POURCEAUGNAC Afin de vous obliger à m'ouvrir votre coeur, voilà une petite bague que je vous prie de garder pour l'amour de moi. Acte 3, sc. 4, MONSIEUR DE POURCEAUGNAC, phrase 1
102 SBRIGANI Ce sont des choses qui sont connues à la vérité, mais j'irai les découvrir à un homme qui les ignore, et il est défendu de scandaliser son prochain : cela est vrai ; mais, d'autre part, voilà un étranger qu'on veut surprendre, et qui de bonne foi, vient se marier avec une fille qu'il ne connaît pas, et qu'il n'a jamais vue ; un gentilhomme plein de franchise, pour qui je me sens de l'inclination, qui me fait l'honneur de me tenir pour son ami, prend confiance en moi, et me donne une bague à garder pour l'amour de lui. Acte 3, sc. 4, SBRIGANI, phrase 3
103 SBRIGANI Peut-être dans le fond n'y a-t-il pas tant de mal que tout le monde croit ; et puis il y a des gens, après tout, qui se mettent au-dessus de ces sortes de choses, et qui ne croient pas que leur honneur dépende... Acte 3, sc. 4, SBRIGANI, phrase 1
104 MONSIEUR DE POURCEAUGNAC Je suis votre serviteur, je ne me veux point mettre sur la tête un chapeau comme celui-là, et l'on aime à aller le front levé dans la famille des Pourceaugnacs. Acte 3, sc. 4, MONSIEUR DE POURCEAUGNAC, phrase 1
105 ORONTE Non : rentrez là dedans. Acte 3, sc. 6, ORONTE, phrase 1
106 ORONTE Rentrez, vous dis-je. Acte 3, sc. 6, ORONTE, phrase 1
107 ORONTE Je ne veux pas, moi ; et si tu ne rentres tout à l'heure, je... Acte 3, sc. 6, ORONTE, phrase 1
108 JULIE Je rentre. Acte 3, sc. 6, JULIE, phrase 2
109 MONSIEUR DE POURCEAUGNAC Mon_Dieu, notre beau-père prétendu, ne vous fatiguez point tant ; on n'a pas envie de vous enlever votre fille, et vos grimaces n'attraperont rien. Acte 3, sc. 6, MONSIEUR DE POURCEAUGNAC, phrase 1
110 ORONTE Toutes les vôtres n'auront pas grand effet. Acte 3, sc. 6, ORONTE, phrase 1
111 ORONTE Je ne sais pas ce que cela veut dire : mais vous êtes-vous mis dans la tête qu'un homme de soixante et trois ans ait si peu de cervelle, et considère si peu sa fille, que de la marier avec un homme qui a ce que vous savez, et qui a été mis chez un médecin pour être pansé ? Acte 3, sc. 6, ORONTE, phrase 1
112 ORONTE La feinte ici est inutile, et j'ai vu le marchand flamand, qui, avec les autres créanciers, a obtenu, depuis huit mois, sentence contre vous. Acte 3, sc. 6, ORONTE, phrase 1
113 MONSIEUR DE POURCEAUGNAC Quelle sentence obtenue contre moi ? Acte 3, sc. 6, MONSIEUR DE POURCEAUGNAC, phrase 3
114 LUCETTE Impudent, n'as pas honte de m'injuria, alloc d'estre confus day reproches secrets que ta conssiensso te deu fayre ? Acte 3, sc. 7, LUCETTE, phrase 1
115 MONSIEUR DE POURCEAUGNAC Moi, je suis votre mari ? Acte 3, sc. 7, MONSIEUR DE POURCEAUGNAC, phrase 1
116 LUCETTE Et que boulés-bous dire, ambe bostre empachomen, et bostro pendarié ? Acte 3, sc. 8, LUCETTE, phrase 1
117 LUCETTE Quaquel homo es bostre marit ? Acte 3, sc. 8, LUCETTE, phrase 2
118 LUCETTE Aquo es faus, aquos yeu que soun sa fenno ; et se deû estre pendut, aquo sera yeu que lou faray penda. Acte 3, sc. 8, LUCETTE, phrase 1
119 NERINE Il y a quetre ans qu'il m'a éposée. Acte 3, sc. 8, NERINE, phrase 1
120 LUCETTE Tout Pezenas a bist notre mariatge. Acte 3, sc. 8, LUCETTE, phrase 1
121 MONSIEUR DE POURCEAUGNAC Il est aussi vrai l'un que l'autre. Acte 3, sc. 8, MONSIEUR DE POURCEAUGNAC, phrase 1
122 LUCETTE Et coussy, miserable, nou te soubenes plus de la pauro Françon, et del paure Jeanet, que soun lous fruits de notre mariatge ? Acte 3, sc. 8, LUCETTE, phrase
123 LUCETTE Beny Françon, beny Jeanet, beny toustou, beny toustoune, beny fayre beyre à un payre dénaturat, la duretat qu'el a per nautres. Acte 3, sc. 8, LUCETTE, phrase 1
124 MONSIEUR DE POURCEAUGNAC Diantre soit des petits fils de putains ! Acte 3, sc. 8, MONSIEUR DE POURCEAUGNAC, phrase 1
125 NERINE Ne rougis-tu mie de dire ches mots-là, et d'estre insainsible aux cairesses de chette pauvre ainfain ? Acte 3, sc. 8, NERINE, phrase 1
126 ORONTE Allez, vous ferez bien de le faire punir, et il mérite d'être pendu. Acte 3, sc. 8, ORONTE, phrase 1
127 SBRIGANI Nous fatiguerons tant notre provincial, qu'il faudra, ma foi ! Acte 3, sc. 9, SBRIGANI, phrase 2
128 SBRIGANI Voilà une méchante affaire, et la justice en ce pays-ci est rigoureuse en diable contre cette sorte de crime. Acte 3, sc. 10, SBRIGANI, phrase 1
129 MONSIEUR DE POURCEAUGNAC Pour vous montrer que je n'entends rien du tout à la chicane, je vous prie de me mener chez quelque avocat pour consulter mon affaire. Acte 3, sc. 10, MONSIEUR DE POURCEAUGNAC, phrase 1
130 SBRIGANI Je le veux, et vais vous conduire chez deux hommes fort habiles ; mais j'ai auparavant à vous avertir de n'être point surpris de leur manière de parler ; ils ont contracté du barreau certaine habitude de déclamation, qui fait que l'on dirait qu'ils chantent, et vous prendrez pour musique tout ce qu'ils vous diront. Acte 3, sc. 10, SBRIGANI, phrase 1
131  L'AVOCAT bredouilleur Votre fait Acte 3, sc. 11, v. 58
132  L'AVOCAT bredouilleur Paul, Castre, Julian, Barthole, Acte 3, sc. 11, v. 68
133 SBRIGANI Songez de votre part à achever la comédie ; et tandis que je jouerai mes scènes avec lui, allez-vous-en... Acte 4, sc. 1, SBRIGANI, phrase 1
134 SBRIGANI Voici notre Demoiselle, allez vite, qu'il ne nous voye ensemble. Acte 4, sc. 1, SBRIGANI, phrase 1
135 SBRIGANI Pour moi, je ne crois pas qu'en cet état on puisse jamais vous connaître, et vous avez la mine, comme cela, d'une femme de condition. Acte 4, sc. 2, SBRIGANI, phrase 1
136 SBRIGANI N'importe, ils ne s'enquêtent point de cela ; et puis ils ont en cette ville une haine effroyable pour les gens de votre pays, et ils ne sont point plus ravis que de voir pendre un Limousin. Acte 4, sc. 2, SBRIGANI, phrase 1
137 SBRIGANI Ce sont des brutaux, ennemis de la gentillesse et du mérite des autres villes. Acte 4, sc. 2, SBRIGANI, phrase 1
138 SBRIGANI Pour moi, je vous avoue que je suis pour vous dans une peur épouvantable ; et je ne me consolerais de ma vie si vous veniez à être pendu. Acte 4, sc. 2, SBRIGANI, phrase 2
139 MONSIEUR DE POURCEAUGNAC Ce n'est pas tant la peur de la mort qui me fait fuir, que de ce qu'il est fâcheux à un gentilhomme d'être pendu, et qu'une preuve comme celle-là ferait tort à nos titres de noblesse. Acte 4, sc. 2, MONSIEUR DE POURCEAUGNAC, phrase 1
140 SBRIGANI Vous avez raison, on vous contesterait après cela le titre d'écuyer. Acte 4, sc. 2, SBRIGANI, phrase 1
141 SBRIGANI Votre barbe n'est rien, et il y a des femmes qui en ont autant que vous. Acte 4, sc. 2, SBRIGANI, phrase 1
142 SBRIGANI Voilà qui va à merveille : mais je remarque une chose, cette coiffe est un peu trop déliée, j'en vais quérir une un peu plus épaisse, pour vous mieux cacher le visage, en cas de quelque rencontre. Acte 4, sc. 2, SBRIGANI, phrase 1
143 PREMIER SUISSE Allons, dépeschons, camerade, ly faut allair tous deux nous à la Crève pour regarter un peu chousticier sti Monsiu de Porcegnac qui l'a esté contané par ortonnance à l'estre pendu par son cou. Acte 4, sc. 3, PREMIER SUISSE, phrase 1
144 SECOND SUISSE Ly faut nous loër un fenestre pour foir sti choustice. Acte 4, sc. 3, SECOND SUISSE, phrase 1
145 SECOND SUISSE Ly est un plaisant drole, oui ; ly disent que c'estre marié troy foye. Acte 4, sc. 3, SECOND SUISSE, phrase 1
146 L'EXEMPT Non, non, à votre mine, et à vos discours, il faut que vous soyez ce Monsieur de Pourceaugnac que nous cherchons, qui se soit déguisé de la sorte ; et vous viendrez en prison tout à l'heure. Acte 4, sc. 4, L'EXEMPT, phrase 1
147 SBRIGANI Un, deux, trois, quatre, cinq, six sept, huit, neuf, dix. Acte 4, sc. 5, SBRIGANI, phrase 1
148 SBRIGANI Ah, Monsieur, ce perfide de Limousin, ce traître de Monsieur de Pourceaugnac, vous enlève votre fille. Acte 4, sc. 6, SBRIGANI, phrase 1
149 ÉRASTE Allons, vous viendrez malgré vous, et je veux vous remettre entre les mains de votre père. Acte 4, sc. 7, ÉRASTE, phrase 1
150 ÉRASTE Tenez, Monsieur, voilà votre fille que j'ai tirée de force d'entre les mains de l'homme avec qui elle s'enfuyait ; non pas pour l'amour d'elle, mais pour votre seule considération : car après l'action qu'elle a faite, je dois la mépriser, et me guérir absolument de l'amour que j'avais pour elle. Acte 4, sc. 7, ÉRASTE, phrase 2
151 ÉRASTE Je ne vous blâme point de vous être soumise aux volontés de Monsieur votre père ; il est sage et judicieux dans les choses qu'il fait et je ne me plains point de lui de m'avoir rejeté pour un autre. Acte 4, sc. 7, ÉRASTE, phrase 3
152 ÉRASTE On lui a fait croire que cet autre est plus riche que moi de quatre ou cinq mille écus ; et quatre ou cinq mille écus est un denier considérable, et qui vaut bien la peine qu'un homme manque à sa parole : mais oublier en un moment toute l'ardeur que je vous ai montrée, vous laisser d'abord enflammer d'amour pour un nouveau venu, et le suivre honteusement sans le consentement de Monsieur votre père, après les crimes qu'on lui impute, c'est une chose condamnée de tout le monde, et dont mon coeur ne peut vous faire d'assez sanglants reproches. Acte 4, sc. 7, ÉRASTE, phrase 5
153 JULIE Ce sont sans doute des pièces qu'on lui fait, et c'est peut-être lui qui a trouvé cet artifice pour vous en dégoûter. Acte 4, sc. 7, JULIE, phrase 1
154 ÉRASTE Je vous l'ai déjà dit, ce n'est que la seule considération que j'ai pour Monsieur votre père, et je n'ai pu souffrir qu'un honnête homme comme lui fût exposé à la honte de tous les bruits qui pourraient suivre une action comme la vôtre. Acte 4, sc. 7, ÉRASTE, phrase 2
155 ÉRASTE J'avais toutes les ardeurs du monde d'entrer dans votre alliance ; j'ai fait tout ce que j'ai pu pour obtenir un tel honneur, mais j'ai été malheureux, et vous ne m'avez pas jugé digne de cette grâce. Acte 4, sc. 7, ÉRASTE, phrase 2
156 ÉRASTE Cela n'empêchera pas que je ne conserve pour vous les sentiments d'estime et de vénération où votre personne m'oblige ; et si je n'ai pu être votre gendre, au moins serai-je éternellement votre serviteur. Acte 4, sc. 7, ÉRASTE, phrase 3
157 ORONTE Arrêtez, Seigneur Éraste, votre procédé me touche l'âme, et je vous donne ma fille en mariage. Acte 4, sc. 7, ORONTE, phrase 1
158 JULIE Je ne veux point d'autre mari que Monsieur de Pourceaugnac. Acte 4, sc. 7, JULIE, phrase 1
159 ORONTE C'est à elle à m'obéir, et je sais me montrer le maître. Acte 4, sc. 7, ORONTE, phrase 1
160 ÉRASTE Et voulez-vous que je possède un corps dont un autre possédera le coeur ? Acte 4, sc. 7, ÉRASTE, phrase 2
161 ORONTE Donnez-moi votre main. Acte 4, sc. 7, ORONTE, phrase 2
162 ORONTE Çà, votre main, vous dis-je. Acte 4, sc. 7, ORONTE, phrase 3
163 ÉRASTE Ne croyez pas que ce soit pour l'amour de vous que je vous donne la main ; ce n'est que Monsieur votre père dont je suis amoureux, et c'est lui que j'épouse. Acte 4, sc. 7, ÉRASTE, phrase 1
164 ÉRASTE En attendant qu'il vienne, nous pouvons jouir du divertissement de la saison, et faire entrer les masques que le bruit des noces de Monsieur de Pourceaugnac a attirés ici de tous les endroits de la ville. Acte 4, sc. 7, ÉRASTE, phrase 1
165  L'EGYPTIENNE Votre ardeur est non commune, Acte 4, sc. 8, v. 92
166  L'EGYPTIENNE De votre bonne fortune : Acte 4, sc. 8, v. 94
167  L'EGYPTIENNE C'est le moyen d'être heureux. Acte 4, sc. 8, v. 96
168  L'EGYPTIEN Que de perdre notre amour. Acte 4, sc. 8, v. 102
169  L'EGYPTIENNE Les sceptres qui font tant d'envie. Acte 4, sc. 8, v. 106
170  EGYPTIEN, EGYPTIENNE C'est le moyen d'être heureux. Acte 4, sc. 8, v. 110

 

Nombre d'occurences de l'expression : tre
par acte et par personnage

MONSIEUR DE POURCEAUGNAC (1670)
MOLIERE
 Prologue Acte 2 Acte 3 Acte 4 Total
PREMIERE VOIX00000
DEUXIEME VOIX00001
TROISIEME VOIX00001
TROIS VOIX ENSEMBLE00000
JULIE03126
ÉRASTE000032
NERINE04206
SBRIGANI014201145
MONSIEUR DE POURCEAUGNAC01110122
L APOTHICAIRE00004
LE PAYSAN00001
PREMIER MÉDECIN000016
LA PAYSANNE00000
SECOND MEDECIN02001
SECOND MEDECIN02002
DEUX MUSICIENS00000
PREMIER MUSICIEN00000
SECOND MUSICIEN00000
ORONTE0010414
LUCETTE00707
JEANET, FANCHON, MADELAINE00000
L'AVOCAT trainant00000
L'AVOCAT bredouilleur00202
PREMIER SUISSE00011
SECOND SUISSE00022
L'EXEMPT00011
L'EGYPTIENNE00044
CHOEUR DES MUSICIENS00000
L'EGYPTIEN00011
EGYPTIEN, EGYPTIENNE00011
LE PETIT CHOEUR00000
UN MUSICIEN00000
TOUS ENSEMBLE00000
 Total2745638170

Graphique

 Locuteurs10 15 20 25 30 35 40 45 50 
 PREMIERE-VOIX 
 DEUXIEME-VOIX1 
 TROISIEME-VOIX1 
 TROIS-VOIX-ENSEMBLE 
 JULIE312 
 ÃƒÂ‰RASTE2210 
 NERINE42 
 SBRIGANI142011 
 MONSIEUR DE POURCEAUGNAC11101 
 L-APOTHICAIRE4 
 LE-PAYSAN1 
 PREMIER MÉDECIN124 
 LA-PAYSANNE 
 SECOND-MEDECIN1 
 SECOND MEDECIN2 
 DEUX MUSICIENS 
 PREMIER MUSICIEN 
 SECOND MUSICIEN 
 ORONTE104 
 LUCETTE7 
 JEANET, FANCHON, MADELAINE 
 L'AVOCAT trainant 
 L'AVOCAT bredouilleur2 
 PREMIER SUISSE1 
 SECOND SUISSE2 
 L'EXEMPT1 
 L'EGYPTIENNE4 
 CHOEUR DES MUSICIENS 
 L'EGYPTIEN1 
 EGYPTIEN, EGYPTIENNE1 
 LE PETIT CHOEUR 
 UN MUSICIEN 
 TOUS ENSEMBLE 

Légende

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